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Un peu d’histoire

La Maison de l’architecture et du patrimoine

Dans le cadre de la convention « Ville d’art et d’histoire » signée en 1995 la ville de Basse-Terre s’est engagée auprès du ministère de la Culture à aménager une « maison du Patrimoine » destinée à accueillir les principales actions de l’animation du Patrimoine et d’exposer le patrimoine de Basse-Terre. Le choix de ce cadre s’est porté sur l’immeuble Buffon, propriété de la Ville. La réhabilitation de l’édifice commencée en 2000 s’est terminée en juin 2002.

L’immeuble Buffon choisi pour accueillir ces actions patrimoniales de la ville d’art et d’histoire reflète à travers sa situation, sa configuration et son histoire, des aspects particuliers du patrimoine de la ville.

Le site

L’immeuble Buffon est une grande demeure bourgeoise édifiée au cœur du quartier commerçant de Saint-François à Basse-Terre. Situé sur une parcelle traversante entre les rues Baudot et Peynier et de l’ancienne ravine Cicéron, cet immeuble est construit en maçonnerie au début du XIXe siècle par Jean Bouvier, négociant.


Structures externes et internes

L’immeuble Buffon renferme plusieurs corps de bâtiments : la maison principale et les ailes latérales nord et sud ou dépendances.

La maison principale
 
Elle est construite entre 1810 et 1815 en maçonnerie et « (…) divisée au rez-de-chaussée en deux appartements. Un corridor et une grande galerie, au bout de laquelle est une office du côté du sud ;  et au premier étage en deux chambres, un cabinet et la galerie au-dessus desquels est un grand galetas divisé par une cloison (…)1. En 1935, « … c’est une maison principale à étage et galetas construite en mur, couverte en  tôle divisée en onze pièces… ». En effet, cet immeuble à deux niveaux s’organise sur un plan rectangulaire. La maison s’ouvre directement sur la rue Baudot. Les façades sont rythmées par des ouvertures symétriques au rez-de-chaussée et à l’étage. Ces ouvertures ont des encadrements en pierre de taille. Des volets en bois protègent les portes à persiennes. Un balcon en bois et fer forgé est suspendu au premier étage. Un toit à quatre pentes recouvert d’essentes à l’origine puis de tôle est percé de six lucarnes pour favoriser l’aération du galetas.
Quant aux espaces internes, leur agencement répond au besoin d’un habitat familial. Ainsi le rez-de-chaussée était réservé en 1935 au salon, à la salle à manger, aux bureaux, un corridor, un hall et une galerie. L’étage comprenait quatre chambres, un bureau, les bains et le WC. Un escalier en bois permettait l’accès à l’étage et aux combles.

Les dépendances
 
Elle s’organise autour de la cour et du jardin. En 1815, S’y trouve « … un appentis du côté du sud … divisé en plusieurs chambres [pour domestiques], une cuisine et une écurie (…)2. En 1935, les dépendances consistent « … en deux ailes contiguës à la dite maison à simple rez-de-chaussée, en garage, une écurie, un poulailler, une citerne en maçonnerie, des bassins alimentés par l’eau de la ville… »3.  En outre la cuisine, l’office, les chambres des domestiques, les commodités et le dépôt étaient aussi dans la cour, l’ensemble bâti en maçonnerie ou en bois. Dans le jardin, accessible du côté de la rue Peynier, un manguier apportait  ombrage et fraîcheur à l’ensemble d’où se dégagent encore l’aisance, la richesse et la sérénité qui traduisent un certain art de vivre créole à Basse-Terre.

 


1 Me Bonnet - Basse-Terre, 15 février 1815.
2 Me Bonnet - Basse-Terre, 15 février 1815.
3 Transcription des hypothèques, volume 503, acte n° 16 du 16 mai 1935.